• Author: bemol
  • Created: 6 juin 2020
  • Updated: 8 juillet 2020
  • Distance Instructions
  • Distance 1360 km
  • Durée 504 h 0 min
  • Vitesse 18 km/h
  • Altitude min. 290 m
  • Sommet 2487 m
  • Monté 19350 m
  • Décente 19040 m
Réaliser un tour de Suisse en passant par le jura, la plaine, les vallées alpines des préalpes et des alpes, le Tessin, les Grisons et le retour le long de la frontière Est, fleuve et rivière...
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1. Nods

Altitude: 0 m
Adresse: Rte de chasseral 8
Départ le 10 juin..
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2. Cresciano

Altitude: 0 m
Cresciano, le 17 juin 2020. 10h00, pluie diluvienne... Nous sommes partis le 10 juin, l'Alaska hélas reportée, on en rêvait, mais pas important, ce n'est que partie remise. Départ 9h pour un tour de Suisse accompagné par mon copain Marc Correvon, aventurier et cycliste dans l'âme qui rêvait depuis un bout de temps de cette évasion à vélo. Dès 9h nous avons longé le lac de Neuchâtel, traversé la plaine de l'Orbe puis testé notre condition physique lors de la 1ère ascension de notre tour, le Mollendruz pour passer la nuit 1 au bord du lac de Joux, en sauvage, on aurait pu s'imaginer en Alaska....mais la Suisse nous rappelle son climat ! Froid, pluie, vent, humidité, on est vite confronté à la réalité du terrain mais sortir de sa zône de confort n'est pas si mal, en plus l'endroit de campement de cette première nuit proche du Pont est parfaite. Le lendemain, on enchaîne par le 2e col, le Marchairuz, descente sur Nyon par des petites routes puis le lac Léman est suivi sur toute sa longueur; nuit camping proche de Montreux au bord du lac, rebelotte pluie pour tester les tentes...puis la suite de notre périple en passant par Aigle et la 1ère grande difficulté de l'entrée des alpes, le col du Pillon. Pour ma part, je peux réaliser que les cols suisses sont exigeants de par la pente qui avoisine souvent les 10% et avec le poids du chargement, l'effort est assez intense; heureusement, nos vélos de voyage permettent un développement adapté pour un pédalage plus ou moins aisé. Notre condition physique est bonne, on campe en sauvage proche de Gsteig en prenant garde de monter nos tentes à l'abri des regards car le dicton qui affirme : "dans chaque Suisse sommeille un esprit de flic"....se confirme, l'arrivée dans l'Oberland bernois n'est pas nécessairement très hospitalier ! Nous poursuivons, la montée de Schönried, traversée de la vallée du Simmental, lac de Thun, Brienz où nous passons la nuit dans le camping du coin, franchement pas idyllique du tout, campement conçu plutôt pour les bus camping. La pluie confirme encore une fois que notre pays est une région d'eau... Le lendemain, temps mitigé, nous décidons d'aborder la montée du Grimsel en 2 jours, 1600m, ce qui sera une sage décision. Nous nous installons pour une nuit de pluie en sauvage...au pied d'un gros rocher et forêt dense... l'Alaska nous manque vraiment ! Le lendemain, on avale dans une ambiance kafkaienne le Grimsel, visibilité nulle que l'on franchit à la mi-journée et miracle, un ciel clair et une vue magnifique nous souhaite la bienvenue dans la vallée de Conches que nous atteignons après une descente à la vitesse grand V...campement sympathique à Ulrichen, site naturel, au pied du col permettant de relier le Sud, défi du lendemain. Le plus haut col de Suisse s'avèrera être un gros morceau de par sa déclivité et sa longueur; 1100m de dénivellé, 13 km pour le versant Ouest; tout se passe bien mis à part les motards débiles qui s'amusent à tester leurs engins le long des lacets de ce col (que fait la police ?) ...même si les muscles des cuisses sont mis à rude épreuve, nous atteignons le sommet en bonne condition à la mi-journée puis entre les remparts de neige, doudoune pour la descente, nous atteignons en très peu de temps Airolo; nous poursuivons la vallée de la Ticino jusqu'à ce village proche de Bellinzone. La pluie interrompt notre journée, nous nous réfugions dans une "Finca", des pluies torrentielles sont annoncées durant la nuit. Premières impressions en mots d'un voyage à vélo en Suisse : Paysages ; magnifiques; voitures : trop nombreuses; conducteurs : pas très avenants; Motards : débiles; 4X4 : beaucoup trop; routes : dangereuses, pas adaptée pour le vélo surtout en Suisse romande; hospitalité ch : probléme; hostellerie: prix surfait; théorie à Berset : à revoir... Garanti sans virus. www.avast.com
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3. SCUOL

Altitude: 0 m
Schuol, le 22 juin 2020 Nous passons une nuit agréable, sur la paille, pluie diluvienne toute la nuit dans cette Finca, le propriétaire donnant ce nom à cet établissement de par son expérience de 2 années au Nicaragua. Chevaux, poterie, canonying, activités ludiques; tout y est proposé pour des groupes. La pluie intense nous oblige à attendre un peu et nous repartons en début d'après midi, piste vélo le long de la Ticino. Les km défilent, kway obligatoire, le Tessin n'est pas trop accueillant, température fraîche, grisaille etc... Nous décidons de relier Lugano en passant par le lac Majeur que nous atteignons très vite; beauté, couleurs, soleil devenant agréable. On passe la frontière italienne, surprise, aucun contrôle, le Covid serait-il déjà oublié ? Nous nous apercevons que la population italienne se promène avec des masques et nous nous arrêtons dans un camping proche de Luino, masque obligatoire pour nous aussi ! Nous profitons d'une alcalmie météo le soir pour cuisiner au bord du lac, repas d'autant plus délicieux, coucher de soleil en plus, la météo s'arrange ! Notre périple se poursuit, Lugano que nous atteignons et passons très vite, pas grand chose ä voir, nous nous dirigeons vers le lac de Côme que nous atteignons rapidement, paysage splendide, la forme montante ! Campement également au bord du lac, vers le milieu de la partie direction Est, accueil sympathique, à l'Italienne, soirée agréable malgré la pluie de la nuit. Nous repartons assez tôt pour suivre la vallée conduisant à Chiavena puis nos attaquons la montée de la Maloja. Pour équilibrer la montée des cols particulièrement avec les charges, nous décidons de partager en 2 les km d'ascension et nous nous arrêtons pour un campement, coin très beau, alpin à 1300 m; espace, nature belle, on apprécie ce moment malgré la fraîcheur. Le lendemain, le passage de la Maloja se passe facilement malgré le dénivellé assez pentu de fin de col; nous accèdons sur le plateau de la vallée de l'Engadine, St Moritz en destination du jour. Camping de la station, hélas, trop de bus-camping, peu d'espace pour les tentistes qui sont de plus en plus rares. Visite de St Moritz pour se dégourdir les jambes puis préparation repas délicieux comme d'habitude, nous sommes rodés ! Notre périple autour de la Suisse se poursuit par cette traversée de l'Engadine en alternant la route normale mais aussi la piste cyclable pour autant qu'elle ne fasse pas trop de détour et de dénivelé supplémentaire. Samedan, Bever, souvenir du marathon de l'Engadine, Zernez puis nous atteignons Schuol, destination d'étape. Nous décidons de faire une pause d'1 jour, nous profitons de visiter la partie Est du parc national malgré le temps couvert et assez froid. Hélas, pas d'ours en vue, il faut dire que ceux-ci ne sont pas bien accueillis dans notre pays ! Seuls des boeufs musqués apportent un côté quelque peu sauvage à notre virée dans le parc national. Notre parcours se poursuit par un passage en Autriche pour accéder à la vallée de Montafon, parralèle à la Suisse, connue pour son domaine Freeride. Anecdotes : En Italie, lors du payement de la taxe camping, mon copain masqué dialogue avec l'employée du camping mais la compréhension étant limitée, je me mèle à la discussion sans masque, sans que personne ne le remarque ! Le Tessin, dans les régions des vallées et des villes, flot incessant de voitures, bouchons, bruits, odeurs, les pistes cyclables rares ou mal indiquées, pas terrible. Camping TCS : à l'image de cette société, tout est fait pour la voiture ou camping-car, le vélo n'est absolument pas dans son objectif de transport ! Je rédige ce blog et un bruit de ronflement indique que mon copain a sombré pour un sommeil réparateur. La différence du camping sauvage entre l'AS et la Suisse : ici, il faut se cacher pour monter sa tente...la monter tardivement pour éviter la venue de la police !
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4. Soleure

Altitude: 0 m
Nous poursuivons la traversée de l'Engadine en direction de l'Autriche que nous atteignons très vite depuis Schuol; frontière franchie sans contrôle, facilité, le vélo est vraiment l'engin de liberté...nous atteignons assez rapidement la ville de Landeck, le parcours descendant nous avantage dans notre progression. En Autriche, nous constatons très vite les pistes cyclables remarquables proposés tout au long du parcours, même dans les vallées reculées, nous sommes très peu sur la route des véhicules. Nous remontons depuis cette ville une longue et magnifique vallée, longeant la frontière Suisse, pente agréable par pallier ce qui est parfait avec nos vélos chargés. Nous décidons à nouveau de partager la montée en 2 jours et après avoir passé la station fun de Ischgl, nous trouvons un lieu de campement sauvage proche d'une rivière. Après le rituel du montage des tentes, feu, préparation du repas, dégustation etc....nous nous rendons en soirée à pied au village voisin pour une pause bienvenue, sans vélo; peu de monde, vue magnifique sur les alpes autrichiennes et suisses, nous apprécions ces moments. Nous poursuivons notre route le lendemain par le passage d'un col à 2000 m, le Bienerhöhe, longue montée et la raideur des 5 derniers km nous rappellent le poids de nos vélos ! On apprécie le passage sur ce col, vue magnifique, lacs de montagne, couleurs, nous entrons dans la vallée de Montafon connue pour ces stations Freeride; nuitée dans un camping sympathique, qualité d'hébergement, prix le tiers des prix suisses...puis traversée rapide, descente de plus de 1500 m pour atteindre la plaine du Rhin. Le lac de Konstanz devient de plus en plus visible au fil de notre remontée du fleuve puis nous passons la nuit sur le sable là ou le Rhin se déverse dans ce grand lac. Endroit protégé, nous attendons la tombée de la nuit pour monter nos tentes, le camping situé aux abords de cette zone étant un HLM à l'horizontal, les tentes rares, des sardines....La pluie torrentielle nous cueille au milieu de nuit et nous rappelle la réalité du voyage à vélo : la zone de confort n'est pas toujours au top ! Mais quelle expérience magnifique... Nous poursuivons notre route de retour en suivant le versant allemand de ce grand lac, traversée ensuite en bateau de Meersburg sur Konstanz, arrivée en Suisse puis la suite du Rhin, suivi dans sa totalité jusqu'à l'intersection de l'Aar proche de Zurzach. Campement à Schaffhouse, baignade dans ce Rhin vraiment accueillant, eau transparente et agréable, courant fort...Les chutes du Rhin, l'accès au bord de l'Aar, le passage des affluents de cette rivière soit la Limmat et la Reuss, beaucoup d'eau sont les moments forts de cette remontée Ouest ! Nous avançons rapidement, temps mitigé parfois, campement en sauvage le long de l'Aar à proximité d'une des usines électriques au fil de l'eau, pluie torrentielle toute la nuit mais avec la confirmation que les tentes MSR sont de qualité....un peu de difficulté à plier sa tente sous la pluie le matin...puis le retour continue avec la dernière nuit à Soleure, camping pour sécher nos affaires. On profite de cette dernière soirée, repas restaurant dans cette jolie ville....Le lendemain, le 30 juin, 3 semaines après le départ, retour par Bienne puis la montée sur le plateau de Diesse où nous nous séparons, compagnons d'infortune sur 3 semaines, enrichissement, partage, solidarité, originalité du parcours même si le côté aventure n'existe plus en Suisse. Anecdotes et chiffres : - Les masques sont obligatoires dans les pays voisins traversés (établissements) et comme nous en avons qu'1....autre perdu dans nos affaires....nous devons jongler avec ! Nuit sauvage sur plage lac Konstanz, pluie, orage et rangement au matin tente dans le sable ! A éviter désormais !!! Rangement des affaires dans les sacoches : mon copain de voyage Marc a la solution, il suffit de lui demander !!! - Les campings : dans les cols, bon accueil , emplacements spacieux, situation idéale, vue, couvert, prix avantageux; En plaine, campings bondés, priorité aux bus camping ou caravanes, peu de place pour les tentes, installations limitées, prix élevés surtout en Suisse, accueil à améliorer comme toujours ! Les camping TCS à fuir pour les voyageurs à vélo ! l'Autriche = note maximale...l'Allemagne, pistes cyclables au top. Masques obligatoires dans les 3 pays voisins traversés, prix des biens courants = 1/3 moins élevés qu'en CH. Qui est contre l'UE ? - 1360 km, 19000 m de dénivelé environ, 21 jours, aucun ennui technique ni crevaison, beaucoup de pluie, du soleil aussi...quelques kilos en moins...nourriture cuisinée par nous-mêmes, top ! Condition physique montante, forme bonne... - la Suisse : paysages magnifiques....hospitalité à revoir parfois, souvent...coût +++....météo capricieuse....grands espaces manquent....trop de voitures, 4X4 à interdire....motos à neutraliser surtout en vitesse et bruit ! ....pistes cyclables à améliorer surtout en Suisse romande ! ....vélo électrique = trop !!! Le Lithium est un minerai rare, extraction polluante et conditions terribles pour les mineurs !

2 réactions sur “ Le Tour de Suisse – juin-juillet 2020 ”

  1. Marc Correvon Réponse

    Bémol est un expert en termes de voyage à vélo. Parcours, endroits à visiter, anecdotes, matériel, tout est bien organisé. La cafetière italienne permet de petits cafés bienvenus le matin et le soir. Cuisine simple mais avec l’effort on apprécie chaque saveur qui accompagne un repas. Pour ma part, ce fut le premier voyage en autonomie et j’ai adoré. Certains lieux de camping sauvage étaient absolument fantastique. Il y a juste une chose qui m’a agacé … Chaque fois que j’ai cherché un objet dans mes sacoches, c’est toujours dans la quatrième que je l’ai trouvé, ce qui est contraire aux fondements même des statistiques.
    Merci Bémol de m’avoir convié à ce premier voyage, merci pour ta patience, merci pour TOUT.
    Marc

    • bemol Auteur ArticleRéponse

      Marc a été un compagnon d’infortune très intéressant; son ouverture d’esprit, sa motivation, sa positivité (sauf parfois lorsque humide…), son désir d’aventure ont apporté une coopération, un partage parfait. Les bivouacs en sauvage en montagne particulièrement ont été dans des endroits fantastiques, inoubliables, coopération avec ! Sur la route, rythme adapté à chacun sans contrainte et aussi collaboration en fin d’étape parfois pour « tirer l’autre ». Merci Marc d’avoir partagé ce tour de Suisse original, même si parfois la météo n’était pas toujours de la partie. Quanu au rangement des sacoches, çà viendra ! La préparation pour l’Alaska a été optimale, reste à se tenir les pouces pour que 2021 puisse se réaliser à « into the Wild ». maurice

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