• Author: bemol
  • Created: 21 septembre 2018
  • Updated: 4 mars 2019
  • Distance Instructions
  • Distance 6000000 m
  • Durée 3600 h 0 min
  • Vitesse 12 km/h
  • Altitude min. 0 m
  • Sommet 5280 m
  • Monté 60000 m
  • Décente 55000 m
2e voyage; suite de la Patagonie. La cordillière des Andes du Sud au Nord depuis Copiapo au Chili jusqu'à Bogota en passant par le désert d'Atacama, l'altiplano bolivien, le salar de Uyuni, La Paz, le lac Titicaca, le Pérou, Cuzco, les cols...Lima puis dès Quito en Equateur, traversée jusqu'à Bogota en Colombie.

!!! avec les images, patience ! le WF chilien, tt dépend les endroits…. fonctionne au compte-goutte….
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1. Santiago di Chili; 2 - 5.10

Altitude: 0 m
Hello. Je suis de retour pour ma 2e évasion vélistique; parti le 1er octobre de Suisse, je suis pour quelques jours à Santiago avant le début de mon périple en direction du Nord du continent américain Sud...Nouvelles bientôt….
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2. Taltal; 6.-11.10

Altitude: 0 m
Le 1er octobre, en compagnie de 2 compagnons aventurier, Yvan Meyrat et Didier Kneubühler, un vol nous a transporté en 2 étapes sur Santiago di Chili, terme de notre voyage en avion. Après 2 jours de visite de la capitale chilienne ainsi que Valparaiso avec moi-même comme guide culturel mais aussi gastronomique...nous voilà partis en bus de nuit pour relier la ville de Copiapo où là, les affaires sérieuses ont débuté par la remontée direction Nord en bord d'océan Pacifique. Mes 2 compagnons m'ont fait d'entrée une confiance aveugle de par mon expérience de cyclo-aventurier en Amérique du Sud et les premiers jours, ponctués d'étape de 70 km environ, ils ont démontré leur bonne condition physique malgré le poids des sacs de voyage... Ambiance bonne, paysage toujours incroyablement désertique, un autre monde, la Suisse est bien petite et découvrir ces espaces immmenses en vélo, une chance incroyable. Non seulement, les paysages défilent lentement alors que les kilomètres défilent tout de même et voyager en vélo facilite les rencontres, permet de nouer des contacts facilement avec les gens du pays. Sur les routes, nous sommes régulièrement klaxonné par les camions ou les voitures, signes d'encouragement et chaque soir, l'inconnu de savoir où l'on passera la nuit...se passe facilement, les chiliens étant très hospitalier. On alterne ainsi hôtel, camping et campement sauvage lorsqu'il n'y a rien ! Après 3 premières journées relativement "faciles", nous entrons dans le vif du sujet par une étape qui nous fait traverser plusieurs endroits tous magnifiques de par ce côté totalement désertique à savoir, l'océan, une vallée très longue avec vent dans le dos...ouf...une montée hyper longue avec le vent de face, 800m de dénivellé...une tempête de sable, la chaleur etc....beaucoup d'eau en réserve donc poids supplémentaire...l'étape défi en quelque sorte, Atacama porte vraiment bien son nom : l'endroit le plus aride de la planète mais quelle paysage ! Cette étape usante quelque peu se termine par un campement improvisé dans un endroit protégé du vent, paysage lunaire, les étoiles par milliers au dessus de nos têtes ! Nous sommes actuellement en bord d'océan encore pour une cinquantaine de kilomètres puis nous allons commencer la lente montée en direction de la frontière bolivienne et passant proche du plus grand site d'observation des étoiles et planètes, Panaral. Anecdotes : les chiens sont nombreux (trop), les policiers au compte-goutte ! Les maisons entourées de barrières infranchissables mais aucune insécurité ici ! Le Chili du Nord est truffé de mines de cuivre, ouvriers en grand nombre, salariés avec des salaires indécents pour les risques encours alors que les spéculateurs du négoce mondial se distribuent des millions sur cette matière première, injustice, honte il faut le dire, le monde a un sérieux problème ! Agglomérations étapes : Copiapo - Chanaral - Flamenco - Parc national Pan de Azucar - Mina la Union - Taltal - Paposo
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3. Ollaguë; 12 - 21.10

Altitude: 0 m
Parc national Pan de Azucar. Je/Nous sommes en bordure du Pacifique, endroit magnifique, plages isolées, étoiles de mer, sable blanc, installation à quelques mètres de l'océan; nous organisons notre campement et le repas traditionnel du cyclo-aventurier... à savoir, le régime pâtes ou riz à la sauce tomate italienne, agrémenté de salades tomates et avocats; dans ces moments rien n'est aussi bon que notre cuisine ! Le lendemain, nous relions l'ultime village en bord d'océan Pacifique, Paposo. Les affaires sérieuses commencent le lendemain par l'ascension d'une côte de 2300 m que nous allons franchir en 2 jours....il faut dire chargé comme des mulets...surtout d'eau...8 litres chacun ! Nous entamons une montée digne des étapes du tour de France : en 15 km, 1200 m de dénivellé : brouillard, froid, vent contraire, chaleur, soleil, le cocktail digne de ces endroits isolés de la planète; campement à 1800 m d'altitude à l'abri du vent, dunes protectrices (aussi fort qu'en Patagonie). . Le lendemain, nous atteignons l'observatoire européen de Panaral après 35 km de montée. La visite n'étant pas possible - la nuit, nous constatons l'extraordinaire vision des étoiles et planètes - nous poursuivons notre route en direction du Nord, campement en plein désert à nouveau, à côté d'une centrale électrique pour se protéger du vent, endroit isolé, vue superbe; surprise la nuit, l'enceinte s'illumine, nos tentes illuminées comme en plein jour ! Nos réserves d'eau s'épuisent...Notre problème existenciel ! Notre périple se poursuit, la condition physique montante...nous relions la ville d'Antafagosta, ville portuaire et minière en bordure d'océan puis l'autoroute reliant le nord étant surchargé de camions - les plus grandes mines de cuivre du monde sont dans ces endroits - nous relions la ville de Calama en bus...un chauffeur acceptant nos vélos entiers dans la soute ! Nous nous retrouvons à 2000 m d'altitude, au milieu du désert d'Atacama. 2 jours de repos, nous profitons de ce passage dans cette ville minière également pour nous reposer mais aussi pour visiter San Pedro di Atacama distant de 100 km, voyage touristique ! Village joli mais piège à touristes aussi, que faire dans un endroit pareil ? Notre périple en vélo nous apporte une autre dimension de voyage, visite d'endroits de toutes sortes en passant, perception, découverte lente de paysages somptueux. Difficulté aussi; bien différent qu'une visite en voiture... Après ce repose bienvenu, nous repartons pour relier la frontière bolivienne, 200 km, en altitude, un passage à plus de 4000 m...Le moral est bon, les visages un peu tendus le matin au départ de chaque étape ! Eau et nourriture pour 4 jours, campement dans une gorge au bord d'un fleuve (le plus long fleuve du Chili traverse le désert d'Atacama) puis longue montée autour du volcan San Pedro culminant à plus de 6000 m. Nous percevons parfois au loin, le long de notre route, un train chargé de minerais, du vrai Far-West ! Tout se passe bien, le rythme est bon, nous montons en "steady state"...c.à.d en gérant l'effort au mieux ! Autre lieu d'étape dans une gare d'un village abandonné, digne des films de cow-boy américain....puis la longue montée pour atteindre un passage des Carabinieros chiliens à 4000 m...record d'altitude à vélo ! Mes deux camarades de voyage passent sans problème cette hauteur, en plus chargé, effort, économie aussi, bravo à eux ! Nous découvrons aussi les premiers Salars, blancheur, vue superbe. Le vent nous porte mais parfois nous déséquilibre et nous atteignons un site protégé du vent pour la nuit, au bord d'un Salar; vigognes, guanacos, flamands roses à quelques centaines de mètres de notre lieu d'étape, magique ! Le lendemain, nous poursuivons notre route et atteignons la ville d'Ollaguë, le bout du monde, ville frontière avant le passage en Bolivie. Nous décidons d'y passer le Week-end, repos avant d'attaquer ensemble la 2e partie de notre périple, l'altiplano bolivier et le salar de Uyuni. Anecdotes : le petit-déjeuner est composé de flocons d'avoine à l'eau...donc plus un problème du tout, on a plus le choix...(souvenirs de la Voga...) ; le vent se lève l'après-midi, il passe rapidement à force 5-6 voire 7, tout dépend et sa direction vient du Sud-Ouest donc portant mais aussi de travers ! De face, parfois la galère mais à 3, les relais utiles et progression technique de mes compagnons ! Les chiens en liberté sont très nombreux au Chili, un problème...mais ils sont pacifiques, ouf ! sauf au début de l'étape de montagne ou quelques chiens se sont acharnés sur ....Yvan lors de son passage, frayeur ! drôle... Villes, étapes journalières : Paposo, dunes 1800m, Panaral, Antafagosta, Calama, Chui-Chui, San Pedro, Salar de Ascotan, Ollaguë. Images : plus tard ! le Far West...cela fait partie de l'aventure...Demain, nous franchissons la frontière chilienne, bienvenido en Bolivia !
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4. Oruro; 22.10-3.11

Altitude: 0 m
Ollaguë, ville frontière. Nous quittons le Chili lundi 22 octobre tôt le matin mais le passage des 2 douanes pour obtenir les tampons indispensables à la suite de notre périple s'avère un peu longuet; heureusement, pas trop de monde ce matin-là, les douaniers "suave" avec les cyclistes suisses. Notre étape s'annonce difficile; terminé les chemins goudronnés du Chili, nous sommes en Bolivie; nous constatons rapidement ce changement : tôle ondulée, sable, cailloux et ....chaleur ! Ce climat à 3700 m sera la grande suprise de ce voyage, notre tenue est légère mais nous gardons les manches longues pour nous protéger du soleil. Pommade de protection, eau et nourriture en réserve..nous devenons des aventuriers cyclistes, les distances à parcourir devenant plus difficiles, nous sommes au Nord du Lipez. Lors de cette étape, après 40 km d'un chemin chaotique, surprise, la route emprunte un Salar (notre premier), le bonheur pour rouler, la piste est dure presque comme de la pierre ! Le vent est favorable, nous avançons rapidement, facilité, euphorie un peu; erreur car l'arrivée de cette première étape en terre bolivienne apportera une fin de parcours de 4 km dans le sable... nous apprenons rapidement ce que seront les accès d'entrée et de sortie des Salars. Chaque soir, nous campons dans des villages soit dans une école - salle de classe proposée ! - soit à proximité d'un terrain de sport avec point d'eau à proximité de notre campement. Le soir, rebelotte notre traditionnelle cuisine de soupes et de pâtes, les Hola des habitants du village de passage... La progression continue, nous sommes proche du Salar d'Uyuni que nous découvrons au loin à une vingtaine de kilomètres. Grandiose, vue splendide sur une mer de sel, blanche, immense (plus grand que la Suisse Romande), des îles visibles sur cette espace incroyable à 3700 m. 150 m de sel d'épaisseur, 10000 km2, certains cactus sur les îles vieux de 1000 ans ! Notre traversée commence, l'espace, les distances deviennent aléatoires, mirages au loin, les îles en forme de "paquebot" comme dans un nuage. Parfois, la surface est lisse mais elle peut devenir très cassante avec des secousses éprouvantes. 50 km sur du sel pour atteindre l'île d'Incahussi, île où nombres d'agences de 4X4 débarquent son flot de voyageurs la journée. Le lendemain, traversée en diagonale de 30 km pour atteindre l'ìle de Pescado, déserte, le bonheur. Nous campons et apprécions la vue splendide sur le Salar, le coucher et lever du soleil; spectacle extraordinaire, un site naturel incroyable. La nuit, cet altiplano bolivien nous rappelle la dureté de la nature des lieux par un vent tempétueux terrible...même notre lieu de campement à l'abri derrière des rochers subit les assauts de ce vent, sable et sel s'infiltrent... Le lendemain, nous traversons la dernière partie du Salar sur 30 km, surface plane, avancée sur une mosaïque de sel, facilité, rapidité, vue imprenable sur cet espace unique. Nous accédons au pied d'un volcan, le Tulupa et nous décidons d'y passer quelques jours pour nous reposer. Hostel agréable au bord du salar, lamas nombreux aux alentours, flamands roses. Lessive, nettoyage des vélos, repos. Nous décidons avec Yvan de tenter l'ascension du Tulupa, cette montagne volcanique avec un groupe de jeunes français pour notre jour de repos ! Une guide locale nous trace le chemin dès 5h du matin, l'aube pointe son nez. La montée est rude, le rythme parfait; en 4h nous accédons au sommet 5200 m relativement facilement ! record pour nous 2 ! Nous nous amusons en montée à énumérer les altitudes de certains sommets atteints....Pigne d'Arolla... Cervin...Mt Blanc. Vue magique depuis l'en haut, le Salar sous nos pieds à perte de vue, îlots émergeants de cette espace blanc. Grandeur, blancheur, cela pourrait être une nappe de brouillard ! Nous redescendons sur un chemin chaotique puis retour à notre hostel, repas préparé par la duena de la maison. Le lendemain, (lundi 29.10), cap au nord, nous repartons en empruntant le salar sur 10 km afin d'éviter un chemin à la bolivienne...l'étape du jour relativement courte doit nous amener à Salinas de Garci. Nous franchissons quelques montées musclées, passages à pied sur certains tronçons de sable; ouf l'étape n'est pas très longue et en fin de parcours, nous nous retrouvons sur la partie extrême du Salar...L'étape se termine au village de Salinas, hostel surplombant le village, la classe ! Nettoyage vélo pour enlever le sel... puis repas etc....Le lendemain, nous repartons en direction de Oruro,la fleur au fusil car la route est à nouveau goudronnée ! Les étapes s'annoncent plus faciles car des villages se retrouvent régulièrement sur le parcours; fini les réserves d'eau. Visite d'un cratère formé par la chute d'un météorite, nuit dans une école, notre remontée se passe bien, la forme est là,la fatigue aussi mais les kilomètres défilent ! Nous enchaînons les étapes par tranches de 60 km environ jusqu'à la ville d'Oruro, rencontres boliviennes, autres cyclo-aventuriers dans l'autre sens, partage, thermes dans un village; cette ville située à 200 km de la Paz nous permettra peut-être de retirer de l'argent car jusque là, impossible, aucune banque, ni distributeur, ni payement par carte de crédit ! Nous atteignons cette ville connue mondialement pour son carnaval le 2.11 en fin d'après-midi. Pause.... Anecdotes : Nous dormons plusieurs nuits dans les écoles; nous sommes accueillis, reçus soit par le directeur, soit par l'instituteur qui dort dans une maisonette la semaine dans l'enceinte de l'école; horaire de 8h00 à 17h. Voilà la solution de la formation pédagogique des profs chez nous : stage d'une année dans une école d'un pays en voie de développement, pédagogie appliquée, plus besoin de Hep, coûteuse, austère, et qui "achève" certains futurs enseignants dans leur formation. En Bolivie, très peu de policiers, le pays tranquille, aucune agressivité, peu de délinquance; pourquoi en Suisse, pays sûr, avons-nous autant de policiers ? à plancher...Dans les villages, lorsque nous demandons un endroit pour notre campement, les boliviens répondent : Tu peux monter ta tente où tu veux, sur la place du village même; pourtant le nombre important de chiens errants nous dissuadent; Pour enlever le sel du Salar sur nos vélos, nous utilisons des baquets d'eau de lessive en stock de l'hostel du volcan, car ici, pas de machine à laver ! Villages d'étape : Ollaguë, San Juan, Villa Colcha, isla inca Huasi, isla Pescador, Coqueza, Salinas de Garci Mendoza, Jayocota, Santuario de Quillacas, Challapata, Poopo, Oruro
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5. La Paz; 4 - 13.11

Altitude: 0 m
Oruro. Arrivée le samedi 2 en fin de journée, nous passons 3 jours dans cette ville; repos, visites, animation carnaval. La 1ère nuit, le gps nous guide dans un hôtel pourri...3 dans une chambre sans fenêtre, promiscuité, personnel olé olé, hygiène douteuse... mais cela fait partie d'un tel voyage aussi ! Le lendemain tôt, dès l'aube, je trouve un hôtel parfait pour la récupération, 4 étoiles boliviens ! nous nous installons confortablement, prix imbattable. Nous apprenons qu'Oruro est connu mondialement pour son carnaval - patrimoine mondiale de l'Unesco - et que ce dimanche, la répétition générale de février commence. Impressionnant, des dizaines et des dizaines de groupe défilent devant nous, bruit assourdissant, des groupes musicaux interprètent pour chaque groupe des musiques différentes, danses de toutes sortes, folkloriques, tous les âges représentés chez les figurants, un état d'esprit chaleureux, passionné, les spectateurs nombreux, toute la ville est là ! Nous sommes impressionnés par la durée du défilé, l'enthousiasme, l'implication des groupes. Apparement, cette fête est très importante pour les habitants de cette ville, pauvres ou riches, solidarité, enthousiasme visible. Depuis 8h du matin au lendemain 3h, cette animation carnavaleresque donnera le rythme de la ville. Impressionnant ! Nous profitons de cette pause pour nous reposer car l'altitude constante entre 3600 et 3800 m fatigue l'organisme, nous ne sommes pas des habitués. Musée, marché, visite statue vierge de 40m au-dessus de la ville sur une butte à plus de 4000m puis la dernière ligne droite jusqu'à la Paz, 200 km au Nord. Collines, lignes droites, volcans au loin, neige, les montagnes de la cordillière approchent. La Paz apparait au bout du plateau de l'altiplano après un faux plat montant qui flirte avec les 4100 m et le passage de la ville El Alto...soudain la déchirure, gigantesque trou, la ville de La Paz apparait. Quelle vue, ville unique avec pour le bas de la ville, 1000 m de dénivellé ! La descente est facile mais heureusement que le GPS donne les directions pour joindre l'hôtel. Nous nous installons et nous passerons les ultimes jours de notre périple ensemble par des visites de la ville, musée, tour guidé et en téléphérique, un réseau ultra-moderne de cabines de 10 places qui quadrillent la ville dans tous les sens. En bas, la circulation est terrible, pollution aussi et les bouchons permanents. Nous passons notre dernière journée ensemble par une excursion en bus au bord du lac Titicaca, distant de 100 km avec une traversée d'un estuaire à la bolivienne...bucolique, le bus sur une barque en bois tiré par un moteur poussif, les passagers sur un petit bâteau de passager; nous passons une partie de la journée dans la ville de Copacabana. Le mardi 13 novembre après les adieux d'usage avec mes copains de la 1ère partie de mon voyage, je quitte cette ville étonnante en empruntant le téléphérique... mon vélo chargé, ouf, je j'ai pas à remonter toute la ville ! La fleur au fusil, la route nord s'annonce très pittoresque, isolée quelque peu et le Pérou pour dans 3 jours, ressourcement après ces 4 jours dans cette ville polluée. Bon retour et bon vol à Didier et Yvan. Bravo pour l'effort car le voyage en vélo à son exigence mais qu'elle liberté ! Anecdotes : contraste de cette cité de La Paz, un imbroglio de maisons de toutes sortes, les unes sur les autres, une circulation dentesque et au dessus, ce réseau ultra moderne de téléphérique de la firme Doppelmeyer qui quadrille la ville; une solution idéale certainement au niveau coût mais surtout avec ce dénivellé, unique ! Et le prix de 40 ct le parcours...imbattable ! Pour nous autre, il manquait parfois les skis au sommet de la montée ! La Bolivie, un dynamisme étonnant, un pays à découvrir. Lors de la traversée de l'estuaire sur Titicaca, 20 personnes dans le bateau traversier, 2 gilets de sauvetage visibles accrochés... Villes, étapes : Oruro, Sica Sica, Ayo Ayo, La Paz, Copacabana. Pour les images, patience, WF trop poussif à la Paz...
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6. Cuzco; 14 -23.11

Altitude: 0 m
Cuzco. J'atteins cette ville le jeudi 22, une étape importante dans mon tour; j'ai fait plus de la moitié du périple prévu. En plus je suis dans le fief et la région des Incas avec le mythique Machu Pichu proche. Je profite de cette ville et de la région, superbe, pour me reposer quelque peu, lessive totale...soins vélo, moi... visite des sites incontournables. Après avoir débarqué du téléphérique qui m'a transporté en dehors de La Paz à une hauteur de 4100 m...j'ai commencé cette remontée plein Nord en direction du lac Titicaca; mon intention est d'éviter la partie Sud de ce lac immense - route très fréquentée - en passant par le côté nord du lac, plus désertique et isolé. De 4100 m, la route en pente légère...50 km, j'arrive en vue du lac le plus haut du monde (3800 m) et l'aborde par les premières côtes - je repasse les 4000 m - Le yoyo commence ! La vue est superbe, les villages traversés plaisants, la population bolivienne est très accessible. Je campe plusieurs nuits dans des collèges, hospitalité, salle de classe même proposée ! Une station de bus, hostel parfois car en m'approchant du Pérou, je constate les conditions orageuses de fin d'après-midi. Après 3 jours de route, je franchis la frontière Bolivie-Pérou par un chemin chaotique, pierreux, montées et descentes raides mais superbe vue ! 20 km, aucun véhicule... j'accéde au milieu de nulle part à l'obélisque de la frontière bolivienne-péruvienne puis plus loin, le poste de contrôle douanier du Pérou. Je poursuis ma route, croise un anglais en vélo et un couple de catalans en tandem au poste frontière. Echange, discussion, endroits pour dormir, conseils puis l'aventure continue, j'enchaîne les kilomètres tout dépend de la beauté du paysage. Je franchis en 3 jours ce lac immense, paysage magnifique surtout depuis mon arrivée au Pérou, dénivellé aussi...je contourne le lac, passe dans la ville de Juliaca, que je fuis dès le lendemain en raison de la pollution et de la circulation infernale, remonte plein nord toujours et sur les conseils des 2 catalans rencontrés, emprunte une route en dehors de la voie principale même si les kilomètres et les dénivellés seront plus importants. Je ne le regretterai pas : paysages superbes, verts, déserts, petits villages, volcans, montagnes, très peu de circulation; avec le salar de Uyuni, le plus beau passage de mon voyage; parcours varié, je franchis facilement plusieurs fois les 4200 mais heureusement ne descend pas en dessous des 3600 m. Les orages, très forts en fin d'après-midi et en soirée, m'oblige à faire le choix des hostel dans les villages d'étape. J'accède à la "ruta de las 4 lagunas", endroit très beau, quasi pas de circulation mais je constate que le contact avec les péruviens de la campagne est assez difficile. Je ne parlerai pas des chiens : je me ferai attaquer plusieurs fois...dont une attaque en règle, 2 chiens...avec les crocs dans ma sacoche arrière, ouf, mollets sauf ! Parade, je respire, stratégie, je m'équipe d'un bâton, de pierres dans ma sacoche avant et d'un pulvérisateur à savon. Ils me seront utiles sur tout mon parcours au Pérou ! Je découvre les premiers sites incas : le pont Inca suspendu le plus ancien, Q 'Eswachaca, un autre pont conçu en poutres et en baguettes d'eucalyptus puis dans la vallée menant à Cuzco, la forteresse de Pikillaqta. Après 9 jours de traversée et une nuit en campement avec 3 jeunes français au bord d'une lagune avant d'arriver à Cuzco (sympa malgré un orage diluvien une partie de la nuit - Tente MSR = parfaite), je relie cette magnifique ville et région, la traverse sur 15 km...montée interminable... et m'installe dans un hostel familial au centre de la cité antique, maison typique de Cuzco avec un grand patio, beaucoup de voyageurs à vélo, en moto ou en bus ici. Endroit parfait, hôteliers avenants. Pause, je vais profiter de ce temps aussi pour réaliser les visites incontournables de la capitale des Incas. Etapes de passage : Humacha, Puerto Acosta (Bo), Ninantaya (Pe), Moho, Juliaca, Ayaviri, Hector Tejada, El descanso, Qhehue, Chiacacupe, Uruos, Cuzco. Anecdotes : Pour la visite du pont ancien, je renonce au trajet en vélo car depuis le village d'étape, montée de 400 m puis descente de 1000 m ! Un péruvien du village m'accoste alors que je viens d'arriver.... et me propose la visite immédiatement ! Prix 9.- pour 1h de trajet !!! Là j'ai pu me rendre compte de l'impétuosité des péruviens et de leur conduite dangereuse; en terme cru, conduite de débile ! A fond en descente, nids de poule sur tout le parcours, freinage au dernier moment, passage en sur-vitesse dans les hameaux, ouf nous arrivons au pont. Il m'indique le chemin et m'attendra de l'autre côté ! 30 minutes de marche, le pont magnifique, lianes tressées, construction intelligente, solidité incroyable. La montée sera un peu plus lente, heureusement ! Les chiens seront mon problème au Pérou mais je ne prends plus le risque de rouler et en même temps d'avoir plusieurs chiens à mes trousses, trop dangereux. Dès lors j'applique la technique suivante : dès que je les entends ou les vois débouler de loin, je m'arrête, dégaine mon bâton, le pulvérisateur, sors les cailloux de ma sacoche et les accueillent ! Film difficile à réaliser avec mon portable...le stress est tout de même là, une morsure pourrait être la fin de mon voyage ! Comme en Bolivie, je me rends compte de la pauvreté, du manque d'infrastructure d'hygiène de base, eaux usées, déchets, pollution aux abords des routes, vétusté des installations, tout est à faire ! Mon arrivée à Cuzco est un autre monde, le centre de la ville est plaisant, mélange d'architecture Inca, espagnol, le tourisme est très important dans cette cité reposante. Les hôtels, hospedaje, hostel ne sont pas la ruine au Pérou comme en Bolivie....de 9..- à 30.- la nuit tout dépend le standing, repas dès 4.- !
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7. Ayacucho; 24.11-5.12

Altitude: 0 m
Ayacucho, route des Andes. Pendant mon séjour à Cuzco, pause du vélo d'1 semaine; cela me fait du bien. Je profite pour m'adonner au tourisme…. visiter cette ville qui était et est...la capitale des Incas; les rois se sont succédés dans un palais dont on peut très bien se rendre compte de la construction,ruines, murs, espaces bien préservés. Je m'intéresse à cette dynastie mystérieuse et m'en rend compte lors des visites des divers musées de la capitale. Aucune difficulté pour trouver des agences de trek ou autres dans cette cité touristique; aussi je m'inscris à quelques visites dont un trek à Machu Picchu, je ne le regretterai pas. Je pars un matin tôt avec une poignée d'autres visiteurs touristes et après 7h de bus...un passage à 4300 m...une descente à 1200...un chemin très escarpé, une piste de cailloux... nous sommes débarqués à quelques 2h de marche du village donnant accès à MP. Sac à dos avec mon barda de camping, le parcours est magnfique et je constate déjà que je suis quasiment dans la jungle...une végétation dense, verdure, plantes gigantesques, chaleur alors que j'ai emporté ma doudoune ! J'accède à la 1ère entrée du site ou un camping me permet de poser ma tente, un italien et un chilien comme compagnon de campement ! Le lendemain matin, 5h... je me place dans la colonne pour la montée, 1h de marche sur le site 600 m plus haut; je me crois dans une file de skieurs ! 2e contrôle plus haut à l'entrée de ce village perdu, 6h00, j'accède, endroit magique mais brouillard ! Je profte de monter au-dessus de cette cité, le brouillard se déchire, le village apparaît. Incroyablement beau, situation parfaite, architecture géniale avec ces pierres posées les unes sur les autres, sans ciment, mais avec des formes trapézoidales pour la solidité des édifices. Tour d'observation des étoiles et du soleil, horloge solaire, habitations, palais, temple, pierre sacrée, espaces pour les jeux, jardins en terrasse sur une pente quasi verticale, récupération de l'eau; les Incas prenaient le temps de vivre. Dire qu'ils ont été exterminés par les Espagnols dans les années 1540... Préservation magnifique, village découvert en 1911 par un américain (il faut dire que les américains ont particulièrement reconstruits et entretenus ce site). Un endroit idyllique sauf ...le nombre de touristes, dommage mais c'est le lot de tous les sites touristiques importants dans le monde non ? Je redescends l'apm, plie ma tente et retour à pied pour rejoindre le bus, retour 7h sur Cusco ! Journée bien remplie. Un autre jour, je participe à une excursion d'une montagne colorée par les minerais; très joli endroit mais les couleurs des affiches ne sont pas du tout celles vues sur place. Endroit superbe aussi, à 5000 m tout de même. J'accède par contre en haut d'un observatoire en redescendant de cette montagne et peut admirer une vallée rouge avec des couleurs de toutes sortes, désertique, immense. Superbe ! Blanchisserie, nettoyage vélo, graissage etc...je me prépare pour la suite. Après 6 jours, l'envie de repartir est là. Je repars de Cuzco pour rejoindre Lima; je sors de la ville par une montée assez longue et j'accède à l'altiplano péruvien, 70 km de parcours en yoyo, je passe presque les 4000 puis soudain, la fin de l'altiplano et une plongée sur un village à 2400 m puis le lendemain j'atteinds 1800 m ! il y a 6 semaines que je n'étais pas descendu en dessous de 3400 m ! J'ai choisi la route des andes afin d'éviter la circulation de la route normale sur Lima mais je constate très vite ce que seront les cols. Je monte de 1800 m en passant tout d'abord plusieurs côtes, montée, descente puis la route montante sur ....60 km...pour atteindre 3900 m ! Proche du sommet, je trouve un endroit magnifique pour camper, vue superbe, ruines incas proches; je passe le sommet le lendemain. Ensuite, le gâteau, descente de 30 km...Le lendemain, rebelotte, col à 4200 m, la météo est idéale, peu de circulation, je monte sans difficulté, mon corps est habitué mais je monte en économie. Plongée à nouveau, 30 km de descente, je croise en chemin un français de Strasbourg; échange, conseils, discussions, etc....Sympa. Je m'arrête dans une petite cité et l'envers de la médaille, j'attrape la Turista ! En voyage, on est jamais assez prudent ! L'eau, propreté douteuse, les sources ? il n'y a pas d'épuration, tout passe dans les rivières, les bordures de route sont utilisées pour les décharges sauvages même si des panneaux indiquent de temps à autre : pas de déchets dans la nature ! Donc pause quelques jours, il ne faut pas exagérer tout de même. Passages d'étape : Limatorobo, Abancay, Kishuara, Abdahuaylas, Chincheros, Ouros, Ayacucho Anecdotes : Les Péruviens roulent comme des malades : aucun égard pour les autres, avertissement à coups de klaxons, dépassement partout même dans les virages ou double lignes-blanches, dépassement de 3 véhicules alors que je suis en face ! Donc, après le classement de mon 1er voyage en AS, voici le classement du moment des plus mauvais conducteurs : 1. Pérou; 2. Argentine; 3. France. Le menu national des péruviens est le cochon d'Inde ! Présenté en entier sur un tas de riz et de pommes frites... vous pouvez vous imaginer le plat...Pour moi, je survis par mes repas préparés en campement ! Le contact avec les Péruviens est souvent difficile; on m'a demandé si j'étais Vénézuelien ! Souvent, regard fuyant, pas de réponse malgré mon "Hola", désintéressé, distant, surtout chez les jeunes, bizarre ! Dans les villes, prudence ! Pourtant, j'ai rencontré des Péruviens très avenants, ouverts, hospitaliers et intéressés par mon voyage.
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8. Lima; 6 - 16.12

Altitude: 0 m
Lima. La gastro-entérite attrapée en pleine montagne me joue des tours; cette fois-ci, aiguëe, je décide de me poser dans un hôtel confortable au milieu des Andes et me soigne; elle est plus virulente que celle attrapée à La Paz...Erreur de voyageur, j'ai baissé la garde avec l'eau certainement et je n'ai pas appliqué la règle des 5' de cuisson en cas de doute (JD je ne t'ai pas écouté!) ! Je suspecte ma cafetière italienne ! Je peste contre moi...me soigne, me vide aussi et quand il faut repartir, je suis entamé physiquement...plus d'énergie et je n'ai pas envie de traîner dans la ville où je me trouve, anarchie totale à l'extérieur, bruit, voitures, taxis, klaxons, pollution...bref un peu glauque ! Partiellement remis, sagesse....je décide d'utiliser un bus de transport de personnes comme il y en a beaucoup au Pérou et zap le lendemain un parcours montagneux de 200 km. Sage décision car après cette expérience de transport péruvien, je repars la fleur au fusil...pour la lente traversée sur Lima. Parcours agréable le long d'une rivière, à plus de 3000 m, légère montée constante, je campe dans des endroits superbes, accède lentement au défi de cette traversée des andes : un col plus haut que le Mt Blanc ! Il faudra 2 jours pour le passer, 60 km de montée à 4-5% mais je m'aperçois du nombre élevé de camions dans les 2 sens : normal, une mine gigantesque apparaît alors que je m'approche du col. Etonnament, je passe sans problème, FC contrôlée, respiration parfaite...rythme constant, mon corps s'est totalement habitué à l'altitude. Mon problème avec les Péruviens, leur comportement sur la route et confirme : ils sont totalement déjantés en conduite...! (voir anecdotes) Donc, je persiste à dire que les Péruviens ont un gros problème avec la bagnole : des cas psychologiques ! Que penser lorsque des camions et des voitures se dépassent dans des petits villages, vitesse proche des 80 à 100 km/h, les enfants et adultes vivant en bordure de route ! Enfin, je survis, passe le col, grêle, vent froid, immortalise brièvement l'instant à 4818 m pour épater les copains (rires...) et entame une descente d'enfer de 4800 m jusqu'à Lima. La moyenne change d'un coup....les camions sont dépassés....boomerang....je campe proche d'un village et rencontre des personnes extrêmement hospitalières, le paradoxe. Le lendemain, les derniers 80 km sont avalés facilement en 3h; j'atteins Lima en milieu de journée, l'objectif principal de mon voyage depuis Santiago. Je me pose proche de l'océan en dehors du centre ville, un hostel Backpaker, voyageurs de diverses pays du monde représentés, richesse des différentes cultures, plage de surfeurs dans le coin, cocotiers, perroquets, verdure, parfait. Lima est une bonne surprise, un autre monde, quartier tranquille, les gens sont ici plus avenants en voiture... De voyageur-aventurier cycliste, je passe au touriste tout simplement, visite la ville, quelques musées, accède aux plages superbes mais constate que l'océan Pacifique est tout de même très froid et je ne doute de la qualité de l'eau, verte ! Je prépare aussi la suite de mon voyage à savoir relier Quito en bus de nuit comme c'était prévu. Je passerai ainsi Noël à 0... Etapes : Ayacucho, Huanta, Huancayo, Jauja, La Oroya, San Bartolomé, Lima Anecdotes : Mis à part mes problèmes intestinaux, le chemin choisi en passant par les Andes étaient magnifiques - le passage des cols, effort conséquent mais superbe paysage avec des endroits de campement idylliques. Seuls les arrivées et sorties de villes ou grandes agglomérations (anarchie totale dans les villes) et l'attitude des Péruviens sur la route m'ont laissé une image mitigée de ce pays et je ne suis pas le seul des cyclo-voyageurs à le dire. Quelques séquences chaudes : je monte tranquillement le dernier col, 2 camions Kenwood - du gros, plus difficile - se dépassent en face de moi en sens contraire, toute la largeur de la route empruntée; je fais signe, lumière enclenchée comme toujours. Rien n'y fait, geste doigt levé, réponse idem de l'autre côté... je dois me tirer dans le fossé pour les laissé-passer ! Et que dire des voitures qui se dépassent 3 de front, moi en face ! Une voiture en sens inverse, virage coupé comme le font tous les Péruviens; je suis bien de mon côté, geste d'attention, aucun effet ! Elle me frôle, vitesse proche de 100 km/h... débile ! Un autre aura moins de chance : me dépasse comme un malade; 5' plus tard, voitures en bas du fossé après plusieurs tonneaux...le conducteur sauf ! En arrivant à Lima, je serai touché par une voiture depuis l'arrière...heureusement j'ai eu le réflexe de ne pas m'écarter ! Arrêt, mots bien appuyés en espagnol au conducteur, route bloquée....mais il s'en fiche ! J'ai eu chaud ...Ouf! Le déplacement dans ce bus de transport de personnes (15 places, vélo sur le toit), une épopée à elle-seule : A fond dans les lignes droites, freinage au dernier moment avant virage (j'espère que les freins ne lâchent pas...), accélération, point mort à la descente.. pneus lisses...Et que dire en passant un col, comportement bizarre du conducteur, il s'endort !!! je suis prêt à sauter sur le volant et cet épisode me fait penser à quelqu'un dans le tunnel du Gothard au retour de la Vogalonga...n'est-ce pas Steve ! Ce passage de col, 7h de route, aucune pause, je rêve mon vélo... Au terme de cette partie Santiago - Lima, quelques commentaires sur les pays traversés : Le Chili : le niveau de vie le plus élevé de l'Amérique du Sud, prix presque comme en Europe, population très sympathique, routes avec dégagement mais dans les villes et en campagne aussi, constat des différences sociales extrêmes...Pauvreté. Pays extrêment riche en ressource terrestre, mais les nombreux centres miniers (en Bolivie et au Pérou également) n'ont que faire de la pollution, visuel et cachée (air, eau, poussières, pollutions diverses) ?! Les profits énormes des grandes entreprises et le négoce international ne sont pas admissibles dans ces pays où la pauvreté est très présente et où le facteur pollution a un coût dramatique pour les populations, je pense à l'eau particulièrement, contaminée dans ces pays; les grandes entreprises et le négoce international doivent assumer leur responsabilité, éthique de grandes entreprises. Les milliards engrangés sont indécents, ces différences sociales énormes ne sont pas acceptables dans ces pays en développement. La Bolivie : Pays extrêmement dynamique ! Pauvre mais une société correcte, délinquance absente ou très peu visible, facilité de contact avec la population ! Système scolaire étonnant, égalité des chances ! Président de souche indienne qui tente de sortir le pays de cette pauvreté et l'image des 8 téléphériques ultra-modernes qui quadrillent la ville de la Paz est le signe de l'amélioration de la qualité de vie des gens, modernisme, car dans cette ville, tout est compliqué ! Mais il reste beaucoup à faire : eau, eaux usées, hygiène, détritus, transport public, pollution dans les villes...rien n'est entrepris pour l'instant. Le Pérou : En premier lieu vers le lac Titicaca, constat d'un pays relativement propre mais au fil des kilomètres, j'ai vite déchanté; malgré les écriteaux de ne pas évacuer les poubelles le long des routes, je n'ai trouvé que çà, des déchets partout ! un peu déprimant...Les villes, l'anarchie totale avec les voitures, pollution, bruits, klaxons permanents, police absente...Le piéton est considéré comme une m.... Commentaires pas toujours très sympa des gens rencontrés à mon égard, difficulté de contact avec les jeunes, beaucoup de pauvreté, mais dans les villages, villes et grandes améliorations, tout le monde veut avoir une bagnole ou moto.... au détriment de l'amélioration de vie dans leur habitation ! Des magasins de voitures électriques miniatures à l'intention des enfants.... (grandes marques ! ) foisonnent dans certains lieux ! Signe : ce pays accueille cette année le Paris-Dakar... Les politiciens corrompus, les journaux en parlaient chaque jour. Comme la Bolivie, les infrastructures manquent, hygiène, eau, traitement des eaux, transport public, rien ne se fait. L'école publique ne donne pas sa chance à tous les enfants, beaucoup d'écoles privées religieuses. De ces 3 pays, le Pérou est le plus pauvre. Donc ce Pérou là, un grand point d'interrogation.
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9. Quito; - 17-28.12

Altitude: 0 m
Quito; Je relie et arrive dans la capitale équatorienne à 2h00 du matin après un voyage agréable, bus très confortable, mieux que nos trains ! La ville étant considérée comme dangereuse, j'ai réservé un hôtel proche de la station de bus, parfait. Le matin, je décide de rejoindre 12 km plus au Nord, la Casa del ciclistas, hébergement très fameux des voyageurs-cycliste passant à Quito . Je confirme...accueil, site, endroit, sécurité, parfait ! Je retrouve des compagnons du même type, plusieurs nationalités, Argentine, Colombie, Espagne, Allemagne et Suisse. Le temps de m'installer, me voici reparti le lendemain pour les îles Galapagos; des vacances dans mon voyage ! Le luxe...Je ne regretterai pas ce séjour remarquable par la beauté de cet endroit du globe, la liberté et le nombre d'animaux présent partout sur les îles visitées mais aussi dans les villages où je m'installe, hostel confortable, Galaposiens très accueillants. Je suis surpris par le nombre de touristes - surtout les américains, comportements conquérants, reconnaissables au premier coup d'oeil, attitudes de Yankee, tout doit être servi, il n'y a qu'eux...des consommateurs extrêmes, tout au moteur....des vrais moutons à l'image comme ils suivent leur président ! - sur ces îles à préserver ! Tortues terrestre et marine, éléphants de mer, iguanes, variété d'oiseaux de toutes sortes, grandeurs et couleurs; pelikans extraordinaires, frégates, hirondelles du coin au petits oiseaux, génial ! En plus, ils n'ont aucune crainte, vol proche à quelques dizaines de centimètres, curiosité, incroyable. Des variétés de poissons de toutes sortes et tailles, couleurs, requins, raies...le paradis de la plongée; je regrette de n'avoir pas terminé le Paddy quelques années auparavant mais ce n'est que partie remise. Snorkeling, je nage avec des tortues, otaries, vois des requins au repos au fond des passes protégées de la houle. 7 jours passent très vite, 3 îles visitées, le retour de ces îles uniques au monde... bus puis je retrouve la Casa, accueil, bienvenue, je raconte ma semaine. Visite de Quito en faisant attention aux affaires mais je n'ai presque rien sur moi ! ...je deviens un expert en voyage aventure. Je profite de ces jours de fin d'année pour faire la lessive, nettoyer le vélo, je regarde aussi pour éventuellement gravir le volcan Cotopaxi proche de Quito. Je passerai nouvel-an avec mes compagnons cyclistes de quelques jours...Bonne année à toutes et à tous chères lecteurs et lectrices....rires... Etapes : Trujillo, Guayaquil, Quito, Tumbaco, îles de Isabella, Santa Cruz et San Cristobal. Anecdotes : Les consignes sont clairs au Galapagos : ne pas s'approcher de moins de 2 m des animaux...Mais comment faire lorsque ceux-ci se prélassent sur les passages obligés, sorties de restaurants ou hôtels, sauts, attente, bruits ? non...je passe par-dessus, ils ne bougent pas ! A mon retour à Quito, de nouveaux cyclistes sont arrivés dont un : un madrilène parti voilà 8 années avec son vélo ! correspondant de guerre...a traversé l'Afrique, l'Asie et maintenant en amérique du Sud, il va là où il y a des conflits, parfois guerres et vend les photos aux journaux de son pays, incroyable, un mental d'acier ! Décidément on trouve de tout dans cette communauté de voyageurs en vélo ! Le site du DFAE, conseil aux voyageurs est beaucoup trop pessimiste sur ces pays visités : les dangers existent mais exagération tout de même; les fonctionnaires qui gèrent ces consignes devraient bien s'informer avant de mentionner n'importe quoi. Dommage ! les images arrivent….WF chaotique….je suis à 0....
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10. Laguna de Cocha; 29.12-10.1

Altitude: 0 m
Laguna de Cocha-Colombie; après mon séjour relaxant au Galapagos, je retourne et passe 1 semaine à la Casa del Ciclistas de Quito. Je me retrouve avec des nouveaux arrivants; nous sommes 12 cyclistes à passer le nouvel-an ensemble. Richesse humaine d'un tel voyage, les pays se retrouvent - Colombie, Vénézuela, Argentine, Italie, Allemagne, Espagne, , France, Suisse - et le Dueno de cette casa, Santiago, une personnalité très attachante et incroyablement serviable. Depuis 25 années, il accueille dans le jardin magnifique de sa maison les cyclo-aventuriers; les témoignages écrits sur les murs de la casa témoignent des marques de sympathie, d'éloge, de reconnaissance de ce personnage et j'en profite de dire : merci Santiago pour ces moments passés dans ton antre, ta philosophie de la vie, tes conseils avisés sur les randonnées et les dangers de Quito en me mettant en garde...En plus tu es un réparateur de vélo hors norme ! Nous passerons en sa compagnie, sa famille, un nouvel-an original, à l'équatorienne, agapes, fruits du pays, un repas délicieux, dessert accompagné d'un verre de champagne ! Une éfigie d'un cycliste construite par nous tous au cours de l'après-midi, une tradition, sera mis à feu à l'heure du passage de l'année, dans la rue devant la casa...et le saut par-dessus le brasier de ce mannequin marquera l'acte de passage 2018-2019... Au cours de ces dernères journées 2018, mon intention est de gravir le volcan Cotopaxi proche de la capitale et pour m'habituer à l'altitude, je monte en téléphérique au-dessus de Quito à 4000m. Je ne prends pas garde lors de l'achat de mon billet à la colonne qui s'étire devant la station de montée....je devrai attendre 2h...chose que je ne ferais jamais en Suisse ! Le billet simple n'étant pas possible en Equateur (il faut des guides en altitude pour se promener....) après quelques prises de photos depuis le sommet, je décide de descendre à pied, des équatoriens m'indiquent le chemin à prendre et me mettant en garde de bien rester à proximité du téléphérique afin d'éviter des quartiers douteux de Quito... Course, marche, en 1h30 je suis en bas; je regretterai les jours suivants cette descente rapide par des cuisses en feu, courbatures, jambes "cassées" ! Le vélo est beaucoup plus soft pour les muscles ! Le jour suivant je monte au Cotopaxi en compagnie de 3 Colombiens dont 1 connait assez bien ce volcan; le prix exorbitant des agences de voyage en formule "tout compris" est dissuasif; se payer uniquement un guide pour la montée, impossible ! Pour cela les pays de l'Amérique du Sud ont beaucoup à apprendre du tourisme ! Bus tôt le matin, camionnette-taxi à la journée, chemin en tôle ondulée, défoncé, jusqu'à un endroit situé à 4700 m (heureusement, je suis habitué à l'altitude mais beaucoup de touristes subissent le mal des montagnes pour être monté trop rapidement... ). Ensuite départ à pied, piste raide pour atteindre un refuge, vent de face puissant et froid ! Nous grimpons, neige puis glace, cote à 5300m. Vent, froid, brouillard... déchirure...le soleil ! Là, impossible de poursuivre, les crampons et le matériel de sécurité sont impératifs, nous sommes sur le glacier ! Nous redescendons rapidement, après avoir apprécié la beauté de cet endroit. Le taxi nous attend puis retour à l'entrée du parc et bus Quito puis la Casa. La suite de mon voyage se poursuit, le 4 de l'an nouveau, je pars de Quito pour relier la frontière colombienne; Je suis la Trans-America, les routes secondaires n'étant pas recommandables en raison des dangers possibles, des contras colombiens illégaux se sont installés proche de la frontière en Equateur. La route est adaptée au vélo, une bande en bordure de route permet de rouler soft, je relie par étape d'environ 60 km la frontière en passant par le passage mythique de la "Mitad del Mundo" ou je campe également. (je profite de faire une publicité pour le camping du même nom situé à 400 m au-dessus du 0, site magnifique, propriétaires hospitaliers, invité au repas le soir...), puis campement au bord d'une lagune, chez les pompiers, dans une salle de sport ! Le parcours depuis Quito est un véritable Yoyo, dénivellé important, descente à 2000 m environ puis remontée au-dessus de 3000m, peu de répit ! Chaque jour entre 1200 et 1500 de dénivellé. Après cet intermède de vacancers à Quito, je dois me remettre dans le bain de l'aventure cycliste, la condition physique s'en va rapidement (donc la théorie du mouvement se confirme... l'inactivité est néfaste...le corps est fait pour bouger !) mais après 3 jours d'étape, je franchis sans problème les passages élevés, c'est agréable ! Je rejoins la frontière colombienne en 4 jours, quitte ce pays l'Equateur qui m'a beaucoup plu, passe les services douaniers assez rapidement malgré le nombre élevés de Vénézuelien qui quittent leur pays...effet bizarre....puis je continue mon pensum direction Nord; le paysage change, beaucoup de verdures, d'arbres, collines, montagnes, pittoresque....Par contre, la pluie , les orages font leur apparition, déluge parfois; ma phrase répétée à mes élèves me revient comme un boomerang...(on est pas en sucre..). Je me rends compte rapidement de la gentillesse des Colombiens, sur la route avenant, une bande en bord de route apporte une sécurité toute relative mais je ne suis plus au Pérou ! Le contact est facile, le vélo est une activité aussi pratiquée en Colombie. Dire que ce pays a vécu une guerre civile terrible il y a peu de temps ! Effet étrange..Sur mon parcours, je croise toujours nombre de vénézueliens qui quittent leur pays et s'en vont rejoindre la frontière pour l'Equateur puis le Pérou, d'autres tentent leur chance en Colombie; la recherche d'une vie meilleure est naturelle, c'est normal ! Villes, villages d'étape : Quito, Mitad del Mundo, laguna de Yahuarcocha, Bolivar, Ipiales, Tangua, Pasto, Laguna de la Cocha Anecdotes : - Le jour de mon départ de Quito, tous les cyclistes m'accompagnent au départ devant la casa, photo de groupe, sympa, une communauté ! Les autres partiront également bientôt dans un sens ou dans l'autre ! - Un espagnol m'impressione, voilà 8 ans qu'il est parti de Madrid ! Photographe de guerre avant de décider de partir autour du monde à vélo, il prend des photos magiques - un pro - tout au long de son périple et les vend aux medias espagnols ou aux périodiques spécialisés dans le vélo; il me suivra quelques jours plus tard, sa destination sera l'Arctique, après il rentrera chez lui ! (donc si vous vous procurez un périodique de vélo, si le prénom du photographe est Javier, c'est lui...) - Retirer de l'argent au bancomat est tout autre qu'en Suisse; voulant y aller seul, Santiago me fait accompagner jusqu'à la banque, retrait mais surprise, un vigile est là à côté du bancomat; à mon retour, je fais part de ce côté parano des Equatoriens. Il m'indique que c'est après avoir retiré que les choses peuvent se gâter....car des bandes espionnent les candidats aux retraits d'argent, touristes encore mieux - comme moi - pour les détrousser plus loin sur le chemin du retour, mais avec un flingue !!! - Dans une montée, après 1000 m de dénivellé, je me retrouve dans un village sans rien, ni campement possible, ni hôtel...je m'invite chez les pompiers (en Colombie accueil des cyclistes...); salle de théorie, je m'installe, douche, wifi...etc....génial; et chez nous en Suisse, est-ce possible ? Une autre étape, je passe ma nuit dans une salle de sport, mais pas du tout le même standing que les nôtres ! -A la douane colombienne, une file d'attente énorme s'étire devant l'établissement de la migration; serpentin, je me rend compte de la situation désastreuse du Vénézuela; j'estime à 12h d'attente...mais heureusement, un fonctionnaire des douanes me voit avec mon vélo et je passe par une autre porte comme un VIP, ouf ! Pour les vénézueliens, pas de privilège. - L'Equateur, pays magnifique, truffés de volcans, paysage superbe, propre, la population chaleureuse même si le pays est confronté dans les grandes villes à ces groupes de délinquants qui détroussent les touristes mais aussi les gens du pays ! La journée, la police est présente, il n'y a pas de danger, pas plus qu'une grande ville européenne; c'est la nuit et dans les quartiers retirés qu'il ne faut pas aller. Les fonctionnaires du DFAE peuvent modifier les conseils de voyage dans ce pays et le traverser en vélo n'est pas du tout à déconseiller comme il le mentionne sur leur site ! C'est un pays sûr ! Ces fonctionnaires, il y en a trop certainement à Berne (comme à Neuchâtel) ! Images plus tard...WF très limité depuis cette lagune…..
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11. Altamira;10-21.1

Altitude: 0 m
Altamira-450 km Sud Bogota. Depuis la lagune volcanique de la Colcha, splendide vue, je poursuis ma route en direction du Nord Est, passe quelques côtes bien raides pour atteindre un vaste plateau pittoresque à 1400m. Temps agréable, soleil, chaleur supportable, les villages traversés sympathiques comme les habitants de cette région. J'arrive au pied de la route redoutée par les Colombiens, la "Trampolin del Muerte", soit 82 km pour relier le village suivant; chemin étroit, escarpé, nombreux accidents, un écart ne pardonne pas surtout pour les voitures et camions ! Je suis prévenu, prudence. Je l'aborde tôt le matin, passe assez vite du goudron au chemin caillouteux, "ripio" dans le jargon AS ; montée longue, pente acceptable, je me retrouve assez vite à 2300 m; un écriteau mentionne la présence et la protection de l'ours andin...malheureusement ou heureusement, je n'en verrai pas, ils ont trop peur de l'homme ! Montée superbe, vue sur le plateau, pas trop de circulation, la forme est là, j'apprécie ce passage. Puis j'enchaîne : descente de 800 m de dénivellé...remontées, descentes, yoyo, je perçois la dangerosité de cette route pour les voitures et camions, souvent à 1 voie, ravins vertigineux, route défoncée, peu de glissières de sécurité ou elles ont basculées au fond du ravin, chaud! En vélo, facile, j'apprécie, les endroits dangereux sont franchis côté montagne. A mi-parcours, nouvelle montée de 800 m, elle n'en finit pas ! La pluie me surprend, le brouillard, visibilité à peu de mètres; ce temps amazonien (j'y suis...) m'accompagnera jusqu'à la fin du parcours ! Heureusement, il ne fait pas froid, ma veste gore-tex, le must. Sorti du nulle part, je rencontre 2 américains de l'Alaska... en VTT, pneus larges, T-shirt, détrempés, peu d'affaires, parcours jusqu'à Bogota depuis la Paz en un temps limité...! Première crevaison en pleine montée à proximité d'un abri, ouf, je répare au sec - puis je continue cette 2e montée interminable; 2300 m, je bascule dans le brouillard, raideur, cailloux, terres, glissant; je descends avec prudence, raideur, 2e crevaison dans un virage, je profite de changer mon pneu arrière; sous la pluie, je prends plus de temps, je peste contre cette douche continue, gonfle à bloc mes pneus...J'enchaîne, passages de rivières, à pied pour plus de sécurité, eau jusqu'aux genoux puis un je reste sur le vélo...la moitié du vélo sous l'eau ! Dommage, photo impossible, drôle, l'aventure ! La descente est vertigineuse, je passerai de 2300 à 500 m....Après les pneux, les freins me donneront du soucis car après un des passages de rivière, ils ne répondent presque plus, je dois freiner avec les pieds !!! Mon envie de camper au 2/3 est vite douchée par cette pluie diluvienne, je décide de "ligner" jusqu'à la ville terminale, Mocoa que j'atteindrai en début de soirée. Hôtel pour me sècher, repas puis repos mérité. Le lendemain, je sors de la ville et me déplace vers un parc naturel, "el fin del Mundo", parc naturel; campement devant un hostel, endroit superbe, bananiers à côté de ma tente, propriétaires très agréables. Visite du parc, l'Amazonie, oiseaux de toutes sortes, toucans, cascades superbes; je rencontre un Colombien à moto, me donne des conseils sur la suite de ma route. Je repars direction Nord, passe de 500 m à 2300 m, descente puis côte de 45 km de long, tout cela avec cette humidité amazonienne, pluie régulière etc...je comprends pourquoi les Colombiens sont souvent les meilleurs grimpeurs au Tour de France ! Le paysage change, la végétation moins dense, nombreuses collines et apparition des plantations de café parmi les bananiers ! J'accède au village du parc national de San Agustin; j'y passerai 3 jours, tourisme, campement également; je me retrouve avec 2 autres randonneurs (en bus eux), Espagne, Argentine, Suisse, trio sympa. Visite du parc, découverte des statues, tombes de l'âge pré-colombien, dynastie étonnante et qui a mystérieusement disparue ! Le temps est capricieux, le soleil alternant avec des pluies-douches, heureusement la température est toujours agréable. Une descente en rafting est prévue mais annulée en raison de la montée des eaux, je me rends compte du climat de cette partie de l'Amazonie. Je repars, continue ma progression Nord, la route devient plus facile, montées plus courtes mais parfois raides... La végétation change complètement, la chaleur avec, la circulation limitée et les Colombiens sont très fair-play sur la route. Etapes : Laguna de la Cocha, Sibundoy, Mocoa, San Juan de Vilalobos, San Agustin, Altamira. Anecdotes : l'application MapsMe m'est très utile aux arrivées et aux départs d'étape pour me diriger dans les agglomérations mais aussi pour visualiser l'étape; avec l'humidité de l'Amazonie, l'écran devient ingérable ! Je peste contre ce matériel ! une réserve de papier me sert à éponger l'écran pour voir enfin quelque chose. - De nombreux points de contrôle de l'armée ou de la police se trouvent sur mon parcours; mirador, mur de protection, armes en baudoulière, le pays n'est pas encore totalement stable ! Les voitures fouillées, je passe sans problème avec un signe amical des agents ! . Pour les puristes du vélo : 3 plateaux, 27 vitesses, technique du moulinage indispensable pour durer ! Je roule le plus souvent sur le 2e plateau, au plat sans vent le 3e, chaîne dans l'axe le plus possible. En montée, 1er plateau, vitesse 2 ou 3 tout dépend la pente; j'évite la 1ère qui me donne l'impression de sur-place mais parfois me sauve surtout dans les virages à la corde, souvent très raides. Vitesse de croisière au plat après 4 mois de vélo : 23 km/h; montée 7 à 8 km/h. En 1ère, 5-6 km/h. Dans les descentes, j'ai flirté plusieurs fois le 80 km/h...le vélo ne bouge pas ! Technique de pédalage en poussée, tirage, talon vers le bas...Poids du vélo, sacoches et tout le matériel : vers les 50 kg,,,confirmation exacte lors du pesage matériel vol de retour... photos au compte-gouttes...wf aléatoire...mais elles arriveront...
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12. La Calera; 22.1-6.2

Altitude: 0 m
Adresse: les photos arrivent !!!
La Calera - village proche de Bogota; La remontée direction Nord se poursuit; le paysage change, la température aussi. La route longe le plus long fleuve de la Colombie, le rio Madagalena mais s'écarte de temps à autre pour franchir des passages montagneux...je monte jusqu'à 2300 m pour redescendre à 400 m ! La végétation est dense, du bananier au palmier en passant par tous les fruits possibles de ce pays et ils sont nombreux ! La chaleur devient pesante mais mon corps s'habitue, il suffit de pédaler en économie. Villes, villages me permettent soit de dormir en campement, parfois à l'hôtel. Je campe une nuit en hauteur au-dessus du fleuve, un jeune colombien me proposant son terrain vers sa maison, nid d'aigle, vue superbe, eau et même WF dans un endroit isolé ! Avec la température qui s'élève entre 35 et 40 degrés, j'apprécie un soir la piscine d'un l'hôtel dans la ville de Neiva. Je sors de la route principale pour atteindre le désert de Tatacoa, (nom d'un serpent de ce désert..que je ne verrai jamais...), 300 m d'altitude. J'accède à l'observatoire de ce désert et campe, la voie lactée, les étoiles au-dessus de moi, magique ! Un astronome en soirée apporte tout son savoir et sa passion; exposé sur les étoiles, les planètes, l'élipse terrestre et des planètes, lampe laser en appui, visionnement grâce à un téléscope de l'étoile Sirius ainsi qu'une constellation...Cours magistral, soirée superbe, le campement posé sur les hauteurs, vue sur le désert, parfait. Je poursuis ma route et franchis ce désert de sable rouge, ocre en 2 jours, chemin ripio, pierreux mais pittoresque, autre campement sauvage proche d'un village. J'atteins la ville de Penitenzia...(je n'invente rien...) pause de 2 jours, piscine, le luxe, dimanche oblige. La végétation redevient plus dense, je longe le fleuve, route isolée, peu de dénivellé, je perçois la fin de cette longue vallée traversée, petite ville puis la configuration change, je sais que Bogota est situé à 2700 m La route s'élève lentement puis je commence un pensum en montée de près de 60 km... avec en plus une descente au milieu de parcours ! Campement dans une "Finca" à mi-côte..., endroit sympa, bananiers, mandariniers et orangers autour de moi, le petit-déjeuner est facile à préparer et délicieux ! Après 2 jours, 3000 m de dénivellé...je bascule sur une autre vallée, Bogota est proche. Je décide avant de relier cette mégapole de passer 2 jours dans la campagne proche d'un lac; campement dans un site "écotourisme", temps agréable malgré les 2800 m d'altitude, balades, discussion avec la duena, des jeunes colombiens intéressés par mon voyage, sympa ! Je sens déjà un peu le terme de mon tour en AS. Etapes : Gigante, Portrerillos, Neiva, Villavieja, désert de Tatacoa, Penitenzia, Girardot, Mesa Alta, Sibaté, La Calera Anecdotes : Pour éviter la route principale qui remonte le Nord, je demande à des Colombiens des conseils sur un parcours de routes secondaires; dissuasion, à éviter, trop isolé etc...Je décide tout de même de suivre ces routes et me retrouve sur des routes secondaires en compagnie de VTTétistes...Aucun problème, chemins ripio, paysage pittoresque. Les Colombiens ont une peur bien présente des endroits isolés, exagération ou méfaits de la guerre, contras, para-militaires, narco-traficants des années 1990-2010 ? - Je campe à proximité d'un village et le temps de partir au village pour acheter quelques provisions, en revenant, je me rends compte qu'un chien a tenté de dérober de la nourriture de mes sacoches déposées sous la toile extérieure...Résultat : partie de la tente déchirée...Leçon aussi : la nourriture ne doit jamais être déposée dans ou à proximité de la tente !
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13. Paris; 7 - 13.2

Altitude: 0 m
Paris, quelque part en Europe.... Je quitte le village de la Calera, lieu pittoresque après avoir passé ma dernière nuit en campement en Colombie. Je pars en matinée pour relier Bogota, terme de mon voyage. Je franchis une côte de 400 m de dénivellé; facilité de pédalage, forme physique, plaisir, le final est proche. Dans la montée, je rencontre quantité de cyclistes colombiens de sortie - c'est samedi - des centaines ! Curiosité, salut, mon équipement attire les regards, échange, discussions, photos au passage du col avec des cyclistes de passage, instants inoubliables; le souvenir de mon arrivée à Santiago 2 années plus tôt encore présent, même ambiance, sympathique, le bouquet final ! Je traverse la ville en suivant les pistes cyclables, nombreuses dans cette ville immense. Grâce à mon GPS, je relie le domicile des parents de Julie, l'épouse d'Olivier S. Accueil, WE dans une Finca de la famille, hospitalité, conversations, gentillesse, je suis accueilli comme un membre de la famille ! L'endroit est magnifique, grands rochers d'escalade aux alentours, rivière, montagnes, soleil éclatant, joli coin ! Je profite de ces derniers jours sur le sol de l'Amérique du Sud par quelques achats, démontage et rangement du vélo dans un carton, échanger multiples moments vécus au cours de mon voyage, visite du centre ville, musée de l'or, grimpée sur la colline de Montserrat, vue plongeante sur la ville, grandeur, constatation de la pollution de cette mégapole de près de 9 millions d'habitants, plus que la Suisse. Le retour sur Paris est imminent, MERCI à Carmen, Daniel et Catherine de l'accueil formidable, chaleureux ces 4 jours à Bogota que je quitte, un sentiment bizarre après près de 5 mois passé en AS. Check in sans histoire, pas de syndrome du cyclo-voyaageur, vélo envoyé sans difficulté, ouf ! Vol sans histoire, je relie Paris Orly, monte mon vélo et rejoint ma destination soit l'appartement situé à quelques centaines de mètres du palais de l'Elysée, chez Martin. Accueil, échange, moments chaleureux, la venue à Paris le WE coincide avec le bloquage de la rue, herse, barrage de métal...la manifestation des gilets jaunes ne passera pas ici ! Bienvenue en France. Surprise, Pierre et Suzanne sont aussi là...retrouvaille. Je, nous passons un bon moment dans cette ville magnifique. Merci Martin
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14. Nods; 14 - 24.2

Altitude: 0 m
Nods - quelque part en Suisse.... Je quitte la ville lumière en passant par la place de la Concorde, photos, moment fort après les régions isolées de l'AS; jamais je n'aurais pensé qu'un jour j'y passerais à vélo ! La sortie de Paris est facile, pistes cyclables, je rejoins très vite le bord de la Seine puis l'Yonne pour descendre plein Sud-Est en direction d'Auxerre. Je suis ce fleuve, rivière, canal parfois, alternance de pistes cyclables et de routes départementales; j'apprécie le paysage, la propreté le long des routes et chemins, le sentiment de sécurité ! La météo est avec moi mis à part une averse courte à la sortie de Paris, le froid tout à fait gérable, je suis bien équipé ! Je passe des endroits superbes, le vélo est indéniablement le moyen de transport des découvertes, l'engin de la liberté ! Auxerre est une belle ville, Sens un village pittoresque, les français accueillants seuls les prix changent... Je découvre le canal de Nevers, est interpellé par des promeneurs français étonnés de voir un vélo l'hiver passer par là et en l'occurence chargé... Echange, sympa ! Je traverse le centre de la Bourgogne de l'Ouest à l'Est, constate que ce département n'est pas plat...le soleil éclatant apporte un panorama superbe, l'Europe est aussi un espace idéal pour découvrir à vélo ! Nul besoin de partir loin...à méditer. En 4 jours, je rejoins Macon après avoir passé une nuit chez un vigneron dans le village de Mercurey ! Mon frère m'attend dans cette ville au bord de la Saone; je passe 3 jours chez lui à Bourg en Bresse, sympathique, échange, je raconte mon voyage, détails. Merci Catherine et Gérald pour l'accueil et le bon moment passé ensemble. Je poursuis ma route pour relier la frontière Suisse en passant par Bellegarde, route, chemin, montées raides puis sentier VTT ! j'accède lentement sur les hauteurs de la frontière helvétique, parcours musclé mais quelle vue sur Genève, le lac et le Salève !!! J'atteins Divonne, passe la nuit proche de Nyon, invité par un cycliste du site "Warmshower". Je poursuis ma remontée et visite de la famille...A Puidoux, merci Fabienne ma filleule, Lhéa, Seona ses filles et Léon, soirée très sympathique. Je traverse la Broye pour atteindre Yverdon, grimpe le col des Etroits, relie Fleurier ou Jean-François m'accueille avec Noémie et Bastien. Soirée, repas avec quelques anciens collègues venus m'accueillir, surprise, je suis touché. (merci Steve, Olivier, Jean-Marc, Delphine, Cyrielle, Nadia). Le lendemain, dernier jour de mon évasion 2018-2019, repas sur le parcours à midi avec mes enfants Andrea et Florent, retrouvaille, plaisir, mon voyage se termine sur les hauteurs du plateau de Diesse. Villes d'étapes : Paris, Melun, Sens, Auxerre, Quarre des Tombes, Mercurey, Bourg en Bresse, Gland, Puidoux, Fleurier, Nods. Anecdote : - A paris, je passe le WE dans l'appartement de Martin à 500 m du palais de l'Elysée; le samedi, manif des GJ, le quartier est cadenassé par une palissade métallique, infranchissable, porte pour le passage; pour passer, nous présentons nos papiers; les policiers très sympas avec les Suisses ! - Je pensais immortaliser le passage de la frontière de mon arrivée en Suisse par la traditionnelle photo de l'avion...j'emprunte la voie verte du pays de Gex et surprise : aucune frontière, barrière, je me retrouve tout à coup en Suisse ! Drôle... - Lausanne, 2 policiers me verbalisent pour un passage rue interdite....discussion...pour finir ils se rendent compte du ridicule de la situation surtout après avoir su que j'avais traversé l'Amérique du Sud sans aucun problème ! Il y a décidément beaucoup trop de policiers dans notre pays ! - La montée du col des Etroits m'a permis de constater la différence avec les montées des pays traversés, la distance ! Mais aussi mon état de forme physique après ces 5 mois, je déguste cette montée, facilité, plaisir, vue, le panorama abolument magnifique sur le lac, les alpes et la plaine...le retour ne pouvait mieux se passer !
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15. Epilogue; Nods, mars 2019

Altitude: 0 m
Tout voyage à vélo d'une certaine durée provoque au retour un passage particulier, un peu difficile par rapport à la vie vécue, les pays traversés, les différences, la pauvreté, les moments géniaux comme difficiles...Il faut se remettre dans la société helvétique, rangée, facile, trop structurée mais sûr ! Certainement.... Pour finaliser mon périple de presque de 5 mois, j'énumère ci-après sous forme de mots clés, dans un ordre aléatoire, les impressions, le vécu de mon tour no 2; Ces commentaires serviront peut-être à des voyageurs qui désireraient se lancer à vélo ou autres engins dans ces contrées. Bien entendu, je reste ouvert aux questions par email, j'y répondrai en tous temps. - Le matériel : Le vélo, les sacoches, le matériel de campement, le choix des habits, le matériel de cuisine et de cuisson étaient de bonnes qualités; il faut mettre le prix, indispensable, cela en vaut la peine ! Seul le support de mon portable (application GPS indispensable) m'a valu au retour le remplacement de ce portable tombé plusieurs fois ! Acheté au magasin Decathlon, ce support était une...graille...donc même si ce groupe a parfois des produits intéressants, à éviter pour des voyages aventures ! - les points forts de mon périple : le salar de Uyuni, les volcans traversés, l'altiplano bolivien et péruvien, Cuzco et ses sites incas, les hauts cols de la route des Andes, l'Equateur et son paysage chaotique, les îles Galapagos (indispensable même si prix vol élevé), la Colombie et son paysage varié, beautés naturelles nombreuses. - Difficulté physique : aucune ! la condition physique monte au fil des jours; après 3 semaines, le pédalage est plus facile, les montées ne sont pas un problème, le mental positif par le passage d'endroits inconnus, magnifiques mais aussi par cette ambiance "aventure" et de découverte. Le poids corporel lui descend donc parfait ! Les passages en altitude n'ont pas été un problème du fait du déplacement en lenteur en respectant naturellement les paliers et à vélo, déplacement parfait ! Rythme en douceur; aucun mal de tête, rythme cardiaque en baisse au repos; preuve qu'avec l'âge, on perd très peu des facultés d'endurance. - Campement : le Chili, facilité, partout, en sauvage facile. La Bolivie : dans les écoles, accueil ! Le Pérou : le plus difficile ! L'Equateur et la Colombie, des campings avec infractructures mais campement sauvage aussi, il suffit de parler avec les voisins du site ! - Pollution : le point sensible ! le Pérou a été pour moi le pays le plus sale de l'Amérique du Sud, beaucoup de détritus en bordure de route, odeurs, les plages polluées sans parler des rivières ! Les voitures, motos et autres engins en quantité, klaxons infernaux dans les villes, traverser une rue un défi, respirer est difficile ! Les chiens un problème également, attaqués plusieurs fois, j'ai dû m'équiper en conséquence et le vaccin anti-rabique une nécessité. Sur la route des andes par contre, pollution limitée, certains endroits, villages très sensibles à l'évacuation des déchets. Mais le problème de la pollution concerne toute l'amérique du Sud, la corruption est le résultat du manque d'infrastructure du traitement des déchets ! - Insécurité : Le seul danger des voyages reste l'homme ! Si les recommandations du DFAE sont bien exagérés (des fonctionnaires !), l'amérique du Sud est un continent pauvre surtout les pays du Nord de ce continent d'où beaucoup d'inégalités, voler est souvent le seul moyen de survie ! Le Chili est le pays le plus développé mais dans les villes, la pauvreté se voit; la Bolivie est un des plus pauvres de l'AS mais démontre un dynamisme étonnant (ces téléphériques modernes à La Paz..); le Pérou lui est le plus pauvre à mon avis; l'Equateur a un développement visible, la qualité de vie meilleure de même que la Colombie; ces 2 pays restent des destinations très intéressantes par la diversité des paysages, des nombreux sites naturels à visiter, des côtes de l'océan pacifique et atlantique, des régions amazoniennes, de l'accueil de sa population. Seules les villes restent des endroits ou la vigilance est de mise, des quartiers à éviter et la nuit, mieux vaut rester chez soi ! les vols sont légions, mieux vaut se balader sans montrer ce que l'on possède et même la population m'a mis en garde ! - Budget : A vélo, pour une grande partie des nuités en camping et parfois à l'hôtel (dans les villes), il faut compter une vingtaine de francs suisses/jour sauf le Chili. Dans cette évaluation, les billets d'avion ne sont pas compris. - Communication : Dans certains pays, des zônes WF libre sont disposés dans les villes sur la place centrale particulièrement. Donc facile avec les applications Whatsap par exemple. Attention, les fournisseurs d'accès suisses...une arnaque ! donc mieux vaut bloquer le roaming ! - Contact : beaucoup de facilité à faire des contacts; les gens très intéressés par le vélo, le chargement, curiosité saine, on est vite repéré. - Casa del ciclistas de Quito; un lieu d'accueil formidable, incontournable, tous les cyclistes aventuriers y passent. Ambiance, chaleur humaine, contact avec d'autres cyclistes, génial. Merci à Santiago (le dueno..) pour sa formidable hospitalité depuis près de 25 ans ! - Le portable : m'a rendu beaucoup service de par les contacts par messagerie, enfants, famille, amis; les applications Mapsme pour le GPS et la visualisation des parcours; l'application Overlander pour visualiser les sites particuliers tout au long du parcours. Seul problème des SP : la batterie ! et (le verre beaucoup trop faible en cas de chute) ! - Distance de mon 2e voyage : 5020 km, dénivellé vers les 60000 mètres, poids vélo et bagages 52 kg, plus haute altitude à vélo 4818 m, à pied 5200 m, plus basse 0 ! La particularité du voyage aventure à vélo : l'envie de repartir ! Hasta la vista, viva la revolucion !!!

35 réactions sur “ Chili-bolivie-pérou-équateur-colombie / 09.2018 – 02.2019 ”

  1. Rodion Avdeyev Réponse

    Your ѕtyⅼe is quite unusual cοmparing to other
    bloggers I’ve went through. Thanks a lot for posting when you’ve got the opportunity,
    reckon I am just going to take notes from this post.

    • bemol Auteur ArticleRéponse

      Thank you for your comentary…I like to compare and analyze lived situations…Next trip, april to septembre 2020, alaska and Canada…best regards.

  2. Simon Zuev Réponse

    Υour approɑch is truⅼy unique compared to other folks
    I have read articles from. Thank you for posting wһen you have got the time, reckon I’ll bookmark thiѕ
    one.

  3. Gordey Pokrovsky Réponse

    Very good writeup! I check out your blog site fairly regularly, and you are always coming up with some decent staff.
    I shared this blog post on my Facebook, and my followers liked it!
    Good luck.

    • bemol Auteur ArticleRéponse

      Thank you ! I start again the 30 th abril to Alaska….Best regards
      maurice W

  4. charlély porchez Réponse

    Holà bémol, nous sommes les deux cyclistes français de la route entre le lac Titicaca et Cuzco.
    Grand plaisir de lire ton blog et heureux de voir que tu es bien arrivé.
    Pour notre part, nous sommes également rentré à la maison après ces 5 mois de pédalage !
    Tes conseils pour survivre au chien nous on été fort utiles !
    Peut être à une prochaine sur les route !

    Charlély & Chloé

    • bemol Auteur ArticleRéponse

      Hello Chalély et Chloé. Merci pour les nouvelles. Oui, notre rencontre par hasard était un moment fort du périple d’ailleurs toutes les rencontres avec d’autre vélo-aventuriers sont des moments forts. Pour les chiens, oui, les « attaques » ont apporté un self-défense efficace, expérience du voyage à vélo ! Bonne récupération mais l’envie de repartir revient très vite ! Pour ma part, projet en 2020 de la traversée de l’Alaska-Canada. Bonne suite
      Maurice

  5. BLAZER Réponse

    Bonjour
    Je viens de découvrir votre blog avec vos voyage…. Je me suis régalé à vous lire
    Je recherche des infos, svp, pour un futur voyage en Amérique du Sud mais j ai un souci avec mes dates
    De janvier à Juin 2020, ou plutôt un problème avec les saisons. J aimerai effectuer un trajet Colombie/Equateur/Perou/Bolivie et filer en Argentine pour reprendre un vol retour mais d’après ce que je peux lire coté saison et climat, je ne semble pas dans le bon créneau, qu’en pensez vous ?
    Merci

    Karl

    • bemol Auteur ArticleRéponse

      Bonjour. Merci de votre commentaire. Pour ma part, je ne pense pas du tout que vos dates de voyage soient mauvaises, au contraire ! Ici en Colombie, la pluie est présente proche de l’Amazonie, c’est normal mais le temps change très rapidement et la possibilité d’hébergement en camping ou hôtel, facile et en plus très bon marché ! Pour l’Equateur et le Pérou idem par contre, il faut juste se renseigner pour le franchissement du Salar d’Uyuni car c’était un must de mon voyage. Le nord de l’Argentine est chaud à cette période et le soleil domine ! Donc vos dates sont bien choisies. Vous me transmettrez votre blog si vous partez ? Bonne chance et à disposition pour d’autres renseignements si vous le désirez.

  6. Gino Filippi Réponse

    Salut Bémol, commant va Froom?
    Espérons que tu profites de visiter ces beaux pays. Pas trop positif à l’EPO?
    Ici, on fête Noël avec Steves et toute la famille. Super, pas de neige mais fortes gelées.
    Espérons que tout continue à bien aller pour toi. Ici pas encore de vélo pour le vieux.
    Bonne continuation pour ces prochaines étapes avec nos amicales salutations.

    Les Filippi en famille…..

    • bemol Auteur ArticleRéponse

      Salut Gino. Merci du message de noël, plaisir ! Je vais bien, dopage seulement aux jus de fruits variés des îles Galapagos; tout pousse ici ! Vacances bientôt terminées sur cette île… parenthèse mais îles magnifiques, biotope extraordinaire, plus d’animaux que d’être humains ! je vais reprendre ma remontée sur Bogota tantôt. La forme est là donc j’en profite. Tout de bon pour toi, le vélo va bientôt recommencer, ce printemps certainement ! Mes meilleurs vœux aussi pour ta famille, une belle année 2019. Hasta pronto. Maurice W.

  7. Henri Réponse

    Bémol, oh Bémol, oh suspends ton vol
    Courbé sur ton vélo, oublie les herbes folles
    Ne crains plus l’improbable cabriole
    Fais place aux pensées qui batifolent
    Au gré de ta chevauchée fantastique
    Et de ton bonheur extatique

    Tu dégustes les paysages lunaires et pierreux, les salars andins
    Et l’air pur des contrées désertiques ou vicié des cloaques citadins
    Tu croises la route fortuite et fascinante d’autres globe-trotteurs
    A qui tu contes tes pérégrinations savoureuses d’oiseau migrateur
    Tes narrations colorées, allègres et primesautières m’enchantent
    Et mes sens émoustillés, impatients de tes récits sont en attente

    Bémol, l’aventurier si peu solitaire, savoure jusqu’à la lie
    Ton périple qui ne pardonne ni l’ennui, ni la léthargie
    Ton retour à la vie sédentaire quelconque et monotone
    N’est pas pour demain, peut-être pour l’automne

    Un grand merci pour tes nouvelles du bout du monde
    Buena manera y hasta luego

    • bemol Auteur ArticleRéponse

      Salut Henri. Quel conteur et poète ! Merci de ton message. Oui, une suite de l’AS devait se faire, j’y suis, actuellement au centre du Pérou, dans les andes. Mais mon retour à la « civilisation » CH se fera plus tôt, je terminerai peut-être l’hiver sur les pentes du Chasseral…ou en skating…Je pourrai te raconter plus en détail ce voyage autre que la Patagonie mais en commun sont les espaces immenses de ces pays traversés. Hasta pronto, hombre. Bon ski ! mce

  8. Patrice Réponse

    Salut Bémol, cool ton blog, j’ai vu Jean François hier il venait d enlever son attele. Il m’a montré des vidéos de ta traversé des lacs salés. Magnifique ça fait envie.
    Bonne suite et à bientôt.

    Pauline et Patrice

    • bemol Auteur ArticleRéponse

      Salut Patrice. Merci de ton message. Le salar de Uyuni et les autres salars, endroit unique, très beau en plus à 3700 m avec sur certains des flamands hp roses ! Je suis dans les becquets des andes.. Pérou profond..ouf Lima approche… Bonne fin année d’école… 2018..m

  9. François F Réponse

    C’est parti pour ton périple, en solitaire cette fois. Je me réjouis de lire la suite de tes prochaines aventures. Tu ne perds rien du climat de la Suisse qui depuis presque 1 mois se divise entre soleil en altitude et brouillard en plaine et toujours pas de réelle neige. A tout bientôt sur le blog

    • bemol Auteur ArticleRéponse

      Salut François. Merci pour les nouvelles de CH; je suis à Cuzco, très belle ville, la cité des Incas. 1 semaine de vacances d’abord, visite culturelle puis la traversée sur Lima avec 5 cols à plus de 4000 m. Si jamais, il y a bientôt 2 mois que je suis parti ! Adios hombre.

  10. Nussbaum Claude Réponse

    Salut Maurice,
    On a rencontré Yvan au salon – expo du Val de Ruz, il va bien. Il a bien maigri et il récupère avec des images plein la tête.
    En discutant de vos péripéties, on a bien rigolé. Ici, on a été un peu préservé, mais la saison froide approche avec les premières gelées blanches.
    Bon voyage El gringo et au plaisir de suivre ton récit de voyage.
    Claude

  11. Les frenchies de tupuna Réponse

    Let’s go les petits suisses.
    Nous les frenchies on est deja a la Paz en pleine preparation pour l’Huayna Potosi (6050m), aujourd’hui c etait la route de la mort en VTT, – 3600m de denivelé, 60km en 4h. On est pas mal, le sommet est programmé pour mercredi prochain.
    Soyez fort!

    • bemol Auteur ArticleRéponse

      hello les gars. Bravo la classe ! Nous les Suisses…sommes arrivés à Oruro après avoir traversé l’altiplano…suite de nuits entre campement et hotel. Pour la Paz, nous y serons le WE prochain….
      Adios companeros…suerte…Maurice W.

  12. Pierre-Olivier Gabus Réponse

    C’est super de vivre cette expédition presque en direct ! L’effort doit être bien présent et continu, bravo !
    Et bien évidemment ça donne envie d’y être, même avec un brin de sable dans les yeux… c’est peut-être le sel de l’aventure !
    Bonne suite et à bientôt !
    POG

    • bemol Auteur ArticleRéponse

      Salut POG. Merci pour ton message. Souvenirs de Patagonie…pour moi, je me suis très vite remis dans le bain du voyage en vélo….Pour Y et D, pas toujours facile, mais ils ont bien monté les dénivellés du bord de l’océan et de l’altiplano bolivien. Pause ici à Oruro à 200 km de la Paz…un peu en avance comme nous il y a 2 ans. Le sel du Salar, magique ! Hasta pronto…bientôt sur le même continent…becos. Mce

  13. Cath & Marc Réponse

    Hello Maurice, merci de partager ton journal de bord :-))
    Ravis de lire que ça se passe bien pour vous trois. Dans cette région aride, les porteurs d’eau sont les champions (référence au film « Wonderful Losers. A different World » de Arunas Martelis). Chez nous, la pluie est enfin annoncée pour ce week-end!!! Salutations à tous, bonne route et à la prochaine étape.
    Catherine et Marc

    • bemol Auteur ArticleRéponse

      Hello Catherine et Marc, Merci de votre message et des news du temps en CH. Oui, porteurs d’eau, plusieurs étapes avec 6 à 8 litres de réserve mais on a survécu. Maintenant, proche de La Paz, notre virée vagabonde à 3 se termine. News comme d’habitude plus tard. Bises…Suerte…Mce

  14. Pierre Staub Réponse

    Hello c’t’équipe !
    Après tous ces kilomètres est-ce que tout va bien ? Et est-ce que vous n’avez pas trop mal au… vélo ?
    J’espère que vous avez plus d’eau que nous ! Heureusement, ici on boit de tant à autre
    une bonne bière à votre santé !
    Bonne route, bon moral et profitez bien de ces merveilleux moments ! A+

    • bemol Auteur ArticleRéponse

      Salut Pierre. Merci du message. Non l’eau est une denrée rare ici, nous sommes des privilégiés en Suisse. Mais tout va bien, le moral est bon même si parfois la fatigue se fait sentir. Pour le mal du vélo, questions personnelles au retour de chacun. Merci de penser à nous…Hasta pronto…Besos depuis Oruro ville du Carnaval, répétition générale ce WE ! patrimoine mondial ! Adios et besos. Mce

  15. Nussbaum Claude Réponse

    Salut Maurice & Cie,
    Merci Maurice, on se recommande pour les nouvelles; on se réjouit de pouvoir te (vous) suivre dans ce nouveau périple printanier.
    Ici, l’automne entache les feuillus, c’est le moment d’amener les pommes au pressoir. Alors bon voyage et à bientôt.
    Claude

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